CSEC n°29 (ordinaire) des 18 et 19 février 2025
Bilan 2024 et perspectives 2025 des fermetures exceptionnelles de sites :
Toujours plus haut, toujours plus forts !
Après une première expérience de fermeture exceptionnelle et temporaire de 14 sites le 16 août 2023, la direction n’a fait qu’étendre son dispositif à 22 sites du 26 au 29 décembre 2023, 44 le 10 mai 2024, 52 le 16 août 2024, 50 du 23 au 31 décembre de l’année dernière.
Pour 2025, la direction prévoit de fermer pas moins de 65 sites, sur un total de 9 jours ouvrés : les 2, 9 et 30 mai, le 10 novembre, et du 26 décembre au 2 janvier 2026, soit un total de 27 jours de fermeture en intégrant les week-ends et jours fériés adjacents
Pour FOCom, si les vertus environnementales d’un tel dispositif ne sont pas contestables, il convient de s’interroger à la fois sur les conditions d’exécution de ce plan de fermetures exceptionnelles, comme sur l’accompagnement des salariés concernés.
Certains sites auraient par exemple « oublié » de réduire le chauffage le 23 décembre, d’autres auraient pris l’initiative locale de prolonger la fermeture jusqu’au 5 janvier, et/ou n’auraient pas anticipé la reprise du chauffage pour le jour du retour des salariés.
FOCom a également rappelé que les salariés n’ayant pas d’avenant de télétravail régulier, les stagiaires, ou les salariés contraints de se rendre sur un site d’accueil de repli à moins de 15 km de leur site, ne bénéficient d’aucune compensation ni indemnisation des frais personnels engendrés, par une décision unilatérale d’Orange.
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Suivi de la mise en œuvre du PDV d’Orange Business SCE :
Minimum réglementaire !
Le bilan provisoire présenté en décembre 2024 affichait 47 postes restant à supprimer, sur les 643 prévus dans le Plan de Départs Volontaires. Ils seraient encore 42 au 30 janvier 2025, après seulement 5 solutions trouvées de mobilité interne.
Le maigre dossier présenté en février 2025 se limite à détailler brièvement le suivi des 175 salariés entrés en congés de reclassement. Seulement 15 solutions ont été identifiées à date, 133 salariés concernés ont formulé une demande de formation.
Comme en décembre dernier, FOCom a regretté la pauvreté des informations partagées par la Direction. Nous avons rappelé nos craintes d’un effet discriminatoire de ce Plan de Départs Volontaires : sur les 47 postes restant à supprimer, 40 sont des femmes, 19 ont plus de 55 ans (et même 5 ont plus de 60 ans), 7 ont une situation de handicap reconnue RQTH, 8 fonctionnaires seraient impactés alors qu’ils n’étaient pas concernés par le plan...
Le bilan opérationnel de ce PDV confirme malheureusement les craintes exprimées par FOCom dès le début du projet : l’exemple du service Recouvrement - concerné par une vingtaine de postes supprimés, illustre le désastre opérationnel et humain. Du point de vue des salariés, c’et le sentiment d’abandon qui domine.
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CSEC enfin représenté au CA… mais sans Bureau !
Depuis 2005 et la création des premières Instances de Représentation du Personnel à Orange, le Secrétaire du CCUES / CSEC, issu de la 1ère organisation syndicale, portait la responsabilité de représentation du CSEC au Conseil d’Administration d’Orange, sans que personne ne lui conteste cette légitimité.
Sauf que depuis plus d’un an, les 2 principales délégations (CFE-CGC, CFDT) n’ont pas réussi à s’accorder sur ce point, et tant pis si le siège reste vacant ! Pire, la délégation CGT a annoncé vouloir présenter à son tour un 3e candidat pour ce siège. Du jamais vu !
Puisque manifestement plus personne ne respecte les usages (y compris ceux imposant normalement la correction la plus élémentaire entre délégations, comme on peut le regretter sur certains périmètres), FOCom n’a pas vocation à jouer l’arbitre entre ces chamailleries de chapelle : nous n’avons pas pris part à ce vote.
Le candidat CFDT, vainqueur, a été élu avec le soutien de CFTC.
CFE-CGC l’avait annoncé : si son candidat au CA n’est pas choisi, Secrétaire et Trésorière adjointe démissionneront de leur mandat au Bureau du CSEC. Ces démissions ont été confirmées en séance, entraînant des démissions des autres membres du Bureau (2 CFDT, 1 CGT). Le CSEC n’a donc désormais plus de Bureau, ce qui risque très vite de devenir une entrave au fonctionnement de l’instance...
FOCom déplore cette situation, conséquence d’un chantage inadmissible entre des fonctions qui auraient dû rester décorrélées...